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Le fils d'une des victimes a dit sa douleur lorsqu'il a voulu mettre sa mère sous tutelle pour la sortir des griffes de son frère accusé du triple homicide.
Interrogé par le procureur général, le fils biologique d'une des femmes tuées à la fin décembre 2005 à Vevey n'a pas pu retenir ses sanglots jeudi quand il a expliqué ce qu'il avait entrepris "pour sauver sa mère". Leur relation s'était détériorée à cause de l'influence toujours plus grande que prenait sur elle son fils adoptif.
"Il la phagocytait" et a fini par exercer "un chantage affectif": elle devait choisir entre lui et moi. "Je me suis rendu compte que quelque chose de grave se passait", a-t-il poursuivi. Finalement, il s'est résolu à demander sa mise sous tutelle, qui a été refusée.
L'homme est devenu du coup "le paria" de la famille, les ponts avec sa mère ont été coupés. "Je me suis rendu compte que l'on ne sauve pas quelqu'un contre son gré", a-t-il conclu en larmes. Quelques instants plus tard, la fille de l'autre octogénaire tuée à Vevey n'a pas pu retenir non plus son émotion en évoquant les derniers contacts avec sa mère.
Dernières questions
Le tribunal a poursuivi par ailleurs l'instruction en posant de nombreuses questions aux diverses parties, qu'il s'agisse de listings d'appels téléphoniques, de comptes financiers ou de relations entre l'accusé et ses nombreux avocats. Les plaidoiries et réquisitoire sont attendus vendredi.
Le fils adoptif est accusé d'avoir tué sa mère, l'amie de celle-ci et d'avoir fait disparaître sa soeur. Il clame son innocence et doit ce deuxième procès en révision, après celui de juin 2008 à Vevey où il a été condamné à la perpétuité, au témoignage très tardif d'une boulangère qui contredit la chronologie officielle de la tragédie.
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