Imprimer
Commentaire
Enviar a un amigo
|
|
|
La politique étrangère suisse critiquée à droite
04/03/2010 16:25:09
Le rapport de politique étrangère a été passé à la moulinette ce matin devant le Conseil national. Les partis de droite n'ont pas pas ménagé le DFAE.
Les représentants des partis montés à la tribune ont souligné l'aspect extraordinaire de l'année 2009, avec la crise, les pressions internationales dans le domaine fiscal, le conflit entre l'UBS et les Etats-Unis et le différend avec la Libye. Force est de constater, à leurs yeux, que la Suisse fait face à des difficultés dans un monde de plus en plus globalisé et concurrentiel. D'où la nécessité d'entretenir de bonnes relations.
Or "la réalité manque dans ce rapport", a déploré l'UDC par la voix du Zurichois Ulrich Schlüer. "La Suisse n'a pas dormi, mais rêvé. Ce qui est pire", a renchéri Walter Müller (PLR/SG), exhortant Berne à se positionner "clairement et sur le long terme".
Les autres partis se sont montrés moins sévères sur ce plan. Le PDC et le PS ont surtout déploré que l'aide au développement se limite à douze pays prioritaires. Les Verts aimeraient un engagement plus marqué dans la mise en oeuvre de la politique environnementale et de la bonne gouvernance.
Les fronts n'ont guère bougé en ce qui concerne les relations avec l'Union européenne (UE). La droite a plaidé la consolidation de la voie bilatérale, tandis que les socialistes ont salué le fait que le rapport laisse entendre que les accords bilatéraux ne sont pas une solution éternelle.
Evaluation d'ici l'été
La ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a profité du débat pour répéter la nécessité pour la Suisse de veiller à obtenir le plus de droit de participation possible et à "en faire un usage actif". Les chances liées à la qualité de membre et de non-membre de l'UE doivent être examinées. Et d'annoncer un rapport sur l'évaluation des instruments de politique européenne "encore avant l'été".
Dans le même temps, la cheffe du DFAE a fait un geste en direction de l'UDC en indiquant que la question de la neutralité serait intégrée dans le rapport 2010 de politique étrangère, à paraître en septembre. Cette assurance n'a pas suffi à convaincre les démocrates du centre de retirer leur demande de renvoi.
Le National a alors dû procéder à un vote. Au final, le rapport 2009 a été adopté par 111 voix contre 51 et 9 abstentions. Le Conseil des Etats se prononcera lundi.
|
|