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05/03/2010
Les Suisses pas assez formés
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La population est insuffisamment formée en matière de premiers secours, déplorent les experts. Moins de 1% des Suisses savent utiliser un défibrillateur.
Moins de 1% de la population a appris à pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) et à se servir d'un défibrillateur: "C'est bien trop peu!" déplore Caroline Hobi, responsable de la prévention à la Fondation suisse de cardiologie. On trouve de nombreux défibrillateurs sur le domaine public et privé: rues, gares, administrations, entreprises, certains stades de football et même, depuis récemment, dans des maisons closes tessinoises. Ces appareils sont équipés d'un schéma d'emploi et d'un haut-parleur qui guide l'utilisateur à l'aide de consignes vocales. Ils sont accessibles à tout un chacun. Le simple pékin n'a qu'à placer les électrodes sur le corps, l'appareil s'occupe de tout: il analyse automatiquement son rythme cardiaque. En cas de besoin, il délivre, toujours automatiquement, un choc électrique, ou défibrillation. Associée à la RPC, cette défibrillation sauve des vies. Pas avoir peur de faire faux "Les défibrillateurs ne délivrent un choc qu'en cas de besoin", répète Mme Hobi. Toute personne doit pouvoir les utiliser sans se gêner, estime-t-elle. Il ne faut pas avoir peur de faire faux, explique-t-elle. Car, en cas d'arrêt cardiaque, chaque minute compte. Selon les secouristes, lorsqu'une personne ne respire plus et que son coeur ne bat plus, il faut de toute façon intervenir. Car son état ne peut pas s'aggraver: "Tout est mieux que de ne rien faire", insiste Mme Hobi. Pourtant, le public a peur d'utiliser les défibrillateurs. A Zurich, 13 appareils ont été installés dans des cabines téléphoniques, essentiellement à la Bahnhofstrasse. Par deux fois, des témoins d'un accident cardiaque se sont saisis d'un de ces appareils, mais sans l'utiliser, raconte Beate Steiniger, responsable du projet de l'Hôpital universitaire de Zurich. Bientôt les élèves conducteurs Si la RPC, qui combine massage cardiaque et respiration artificielle, est enseignée aux élèves conducteurs, ce n'est pas le cas de la défibrillation, a confirmé à l'ATS le porte-parole de l'Office fédéral des routes Thomas Rohrbach. Cela pourrait changer au plus tôt début 2011. Il ne s'agira toutefois pas d'un cours, mais d'une présentation de dix minutes. A Zurich, Beate Steiniger a formé quelque 180 employés de la City aux premiers secours. "Chacun devrait régulièrement se rendre à tel un cours et en faire de la publicité autour de lui", estime-t-elle. |
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