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Une vitrine inattendue pour les marques
11/03/2010 15:00:01
Les Winter X Games, plus grand rassemblement de sports d'hiver alternatifs aux Etats-Unis, organisés pour la première fois en Europe, à Tignes, sont une aubaine pour des marques très diverses, attirées par l'image jeune et impertinente du freestyle.
Stands de voitures tout terrain, marques de matériel électronique, de téléphone portable ou de boissons... Les sponsors ne passent pas inaperçus dans la station savoyarde, qui a enregistré cette semaine l'une de ses trois meilleures fréquentations de l'hiver, avec 70.000 personnes attendues jusqu'à vendredi.
Les bannières publicitaires flottent au milieu des jeunes spectateurs aux tenues colorées qui admirent les prouesses de leurs champions, qui font des figures de voltige à ski ou snowboard, sur fond de musique électro-pop.
Le freestyle, qui a émergé au milieu des années 90, est né de la volonté de se démarquer "du ski traditionnel pratiqué par les aînés", explique Yann Laphin, directeur de la communication du fabriquant de ski Rossignol.
"C'est un véritable phénomène culturel avec un vocabulaire, des attitudes, des produits qui leur sont propres dans un marché en plein bouillonnement", poursuit Yann Laphin, qui compte profiter de l'événement pour lancer une nouveau modèle de skis freestyle.
"L'impact des X Games sur les ventes est difficilement mesurable. Mais l'image qu'ils auront de nous grâce à l'événement est essentiel", complète Sander Cisinski, responsable du sponsoring chez SFR, pour qui le freestyle est symbole "d'impertinence" et "de liberté".
"Aux Etats-Unis, c'est un événement énorme et très attendu qui suscite un véritable engouement télévisuel", témoigne Mathieu Crépel, ambassadeur des Winter X Games Europe et grand habitué de la compétition américaine, suivie par 54 millions de téléspectateurs l'année dernière.
"La touche jeune et originale de ce sport, pour l'instant ignorée par les télévisions, nous intéressait beaucoup. C'est une pratique qui dépasse le sport proprement dit avec une vraie communauté", explique Jean-Louis Dutaret, président de Canal + Events, co-organisateur de l'événement avec la chaîne ESPN, créatrice de la compétition aux Etats-Unis et propriétaire de l'évènement.
"L'événement est tel aux Etats-Unis que nous ne pouvons plus accepter de nouveaux sponsors. En créant l'événement en Europe, cela permet à d'autres marques d'entrer", explique Chris Stiepock, vice-président général d'ESPN.
Le freestyle, qui ne dépend pas d'une fédération, "a besoin des marques pour exister. Les sponsors sont essentiels pour nous qui devons payer nous-même nos entraîneurs", explique prosaïquement Xavier Bertoni, médaillé d'or aux X Games en 2009 à Aspen, dans le Colorado.
"C'est génial que ça arrive en France, c'est peut-être le signe que les gens en avaient marre de regarder le foot à la télé", ajoute Xavier Bertoni.
"Certes, si on réfléchit, il y a peu de pratiquants freestyle, mais il s'agit d'un sport qui influence la masse", déclare Nicolas Foulet, directeur marketing de Quiksilver, alors que la moyenne d'âge des pratiquants se situe entre 14 et 25 ans.
"Alors que nous avions nos propres événements, les X Games européens sont l'occasion pour nous, grâce à leur diffusion, de toucher M. Tout-le-monde", poursuit Nicolas Foulet.
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