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L'avocat des animaux n'aura pas sa place dans les tribunaux
11/03/2010 16:34:20
Les cantons continueront de décider eux-même comment appliquer la loi sur la protection des animaux. L'initiative populaire les enjoignant à instituer un avocat chargé de défendre les intérêts des bêtes a été rejetée dimanche par la majorité des cantons.
Les cantons continueront de décider eux-même comment appliquer la loi sur la protection des animaux. L'initiative populaire les enjoignant à instituer un avocat chargé de défendre les intérêts des bêtes a été rejetée par 70,5% des votants. Tous les cantons ont dit «non».
La Protection suisse des animaux a eu beau jouer la corde sensible et attirer nombre de «people» à sa cause, sa campagne n'a pas réussi à convaincre la majorité qu'un avocat spécial était la seule institution capable de défendre efficacement la gent animale contre les mauvais traitements et de punir sévèrement les coupables. Seul un peu moins de 672'000 votants ont glissé un «oui» dans l'urne.
Suivant les mots d'ordre du Conseil fédéral et de la droite qui préfèrent miser sur l'information, la prévention et les contrôles, plus de 1,6 million de personnes ont rejeté l'initiative. La crainte d'abus procéduriers, comme la défense d'un brochet qui a souffert trop longtemps lorsqu'il a été péché, a certainement joué un rôle. Même Zurich a dit «non»
Même Zurich, le seul canton à connaître actuellement un avocat des animaux, a repoussé l'initiative par 63,5%. Les autres cantons resteront libre de choisir comment appliquer au mieux la loi. Cette dernière les oblige depuis 2008 à créer un service spécialisé de la protection des animaux et à déposer plainte pénale contre une personne qui a maltraité des bêtes de manière intentionnelle.
Les cantons les plus réfractaires à l'obligation d'instituer un avocat ont été Obwald (83,8%), Appenzell Rhodes-intérieures (83,6%), le Valais (83%) et le Jura (82,7%). Le refus a été aussi très net à Fribourg (80,8%) et à Neuchâtel (77,6%). Les Bernois ont rejeté l'initiative par 69,6%.
Les cantons urbains ou frontaliers figurent parmi les plus sensibles à la cause animale. La palme revient à Bâle-Ville (55,7% de «non»), suivi du Tessin (61,7%). Genève ne rejette l'initiative qu'à 66,5%, Schaffhouse (66%) et Bâle-Campagne (63,8%) se montrant encore plus généreux.
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