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20/07/2010
Cameron à Washington pour vanter la "force" du lien USA/Grande-Bretagne malgré BP
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David Cameron effectue mardi sa première visite officielle à Washington en tant que Premier ministre britannique lors de laquelle il devrait vanter auprès du président Barack Obama la "force" du lien entre leurs deux pays, malgré les déboires de BP, englué dans la marée noire.
La rencontre est prévue à 15H00 GMT à la Maison Blanche. Elle sera suivie d'un déjeuner de travail auquel prendra part le vice-président américain Joe Biden, puis d'une conférence de presse à 18H00 GMT. Avant même l'entretien, le tout récent Premier ministre britannique (il est entré en fonctions en mai) est intervenu dans les médias pour balayer les doutes que la marée noire, provoquée par le naufrage d'une plateforme du groupe britannique BP, pourrait alimenter sur la "relation spéciale" entre les deux alliés. "La relation Etats-Unis/Grande-Bretagne est simple: elle est forte parce qu'elle profite aux deux", a affirmé M. Cameron dans le Wall Street Journal. "Notre alliance n'est pas soutenue par nos liens historiques ou une loyauté aveugle. C'est un partenariat choisi, qui sert nos intérêts nationaux réciproques", a-t-il ajouté. M. Cameron a souligné qu'il partageait avec le président américain "un ordre du jour commun et tout à fait clair: réussir en Afghanistan, sécuriser la croissance et la stabilité économique dans nos pays et à travers le monde, combattre le protectionnisme". Le Premier ministre effectue sa visite au moment où BP, entreprise cruciale pour l'économie britannique, est honni par l'opinion américaine pour son rôle dans la marée noire, la pire de toute l'histoire des Etats-Unis. Bien avant la rencontre, les dirigeants ont déminé le terrain en affirmant que la catastrophe n'empièterait pas sur leurs relations. "Je ne pense pas que cela entravera nos discussions", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. "Le président (Obama) cherche évidemment à ce que BP remplisse ses obligations et paie pour les dommages et les amendes qui seront infligées", a-t-il ajouté. "Mais je crois que c'est également ce que dit le Premier ministre (Cameron)". "Nous allons naturellement discuter de BP", a déclaré de son côté M. Cameron. C'est une compagnie importante, pas seulement pour la Grande-Bretagne mais aussi pour les Etats-Unis, où elle emploie des milliers de personnes". Le géant pétrolier promet d'être plus que jamais à l'ordre du jour alors que les questions sur le rôle de BP dans la libération par la justice écossaise du Libyen Abdelbaset al-Megrahi, condamné en 2001 à la prison à vie pour l'attentat contre un avion au-dessus de Lockerbie, exaspèrent les Etats-Unis. David Cameron, qui a affirmé que sa libération en 2009 avait été "une erreur complète et totale", a accepté de rencontrer mardi quatre sénateurs américains qui souhaitent obtenir des éclaircissements sur d'éventuelles pressions de BP, désireux d'obtenir des contrats en Libye, dans le dossier. Autre grand thème au menu des discussions: la guerre en Afghanistan. Le déplacement de M. Cameron coïncide avec la tenue à Kaboul d'une conférence des pays donateurs qui a apporté son soutien au projet du président Hamid Karzaï d'assurer avec ses propres forces la sécurité du pays d'ici à la fin 2014. L'objectif d'une transition d'ici 2014 est "réaliste", a affirmé mardi David Cameron. Le Premier ministre a récemment indiqué qu'il souhaite le retour de tous les soldats britanniques d'ici aux législatives de 2015. De son côté, M. Obama, après avoir décidé en décembre d'envoyer 30.000 hommes en renfort, a annoncé que les troupes américaines commenceraient à quitter le pays en juillet 2011. |
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