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Soutien Lors du dépôt des 7000 nons aux pylônes d’Alpiq, les Syndicats Chrétiens interprofessionnels du Valais se sont associés aux opposants. Le carton a la tête d’un léopard dessiné sur son couvercle. A l’intérieur, se pressent les 7000 signatures récoltées par l’Association de Sauvegarde des Coteaux Valaisans (ASCV).
Derrière ces paraphes, des milliers de citoyens qui s’opposent aux 72 pylônes d’une ligne à haute tension, prévus par la société Alpiq, entre Chamoson et Chippis. Hier matin, à 9 heures, Gérard Gillioz, président de l’ASCV, a remis cette pétition à Jean-Michel Cina, Conseiller d’Etat. Au salon 203 du Palais du Gouvernement valaisan, l’entrevue a duré cinq minutes. « C’est une façon d’inviter le Conseil d’Etat à prendre notre vision du dossier », a déclaré Gérard Gillioz. « Le Conseil d’Etat n’a pas encore terminé l’étude de ce dossier, il se prononcera dans les délais », a répondu Jean-Michel Cina.
Le Conseiller d’Etat s’attendait à une forte présence médiatique pour couvrir le dépôt de cette pétition. On l’a pourtant senti un peu étonné de voir Jean-Henri Dumont (président du PSVR), Marylène Volpy (Les Verts) ou Patrick Fournier (UDC) aux côtés de l'ASCV et des présidents des communes de Salins ou des Agettes.
Autre surprise, hier, c’est l’arrivée du Syndicat Chrétien interprofessionnels du Valais aux côtés de l’ASCV, un allié de taille qui compte 25 000 membres ! «On ne peut pas hypothéquer le sort des générations futures, estime son secrétaire général Bertrand Zufferey. Les réponses d’Alpiq sur ce dossier, aux niveaux touristiques, économiques ou écologiques, n’apaisent pas nos craintes. »
Alpiq, justement, a réagit au dépôt de cette pétition par la voix de son porte-parole, Corine Fiechter. «Pour nous, cette démarche traduit surtout une demande d'information venant du public. Avec tous les partenaires du projet, nous participons volontiers à cet effort de communication.»
Comme en 2007, cette pétition de l’ASCV demande une étude réalisée par des experts neutres sur les diverses variantes du tracé prévu par Alpiq. «La version enterrée, qui coûterait selon Alpiq onze fois plus cher, c’est une Ferrari, totalement surestimée », glisse Jean-Henri Dumont.
Courant septembre, 3000 autres signatures seront encore remises au Gouvernement valaisan par l’ASCV. D’ici là, les Verts auront déposé eux, une résolution demandant au Grand Conseil de se prononcer sur les 72 pylônes d’Alpiq.
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