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Les Suisses seraient prêts à légaliser certaines formes d'aide active au suicide.
Bien que les opinions sur le sujet soient très polarisées, une majorité de Suisses seraient prêts à légaliser l'euthanasie active directe dans certains cas. Telle est la conclusion d'un sondage conduit par l'Université de Zurich et présenté hier.
L'euthanasie active directe est actuellement interdite par la loi. Or quelque 60% des sondés seraient d'accord qu'un médecin puisse, sur demande d'un cancéreux en phase terminale, lui administrer une substance mortelle. En ce qui concerne l'administration de surdoses de sédatifs qui ont aussi pour effet de réduire la durée de la vie, environ 70% des personnes interrogées y sont favorables lors de cancers incurables. Cette forme d'euthanasie est appelée active indirecte. Elle n'est pas expressément réglée dans le Code pénal, mais est admise.
Les sondés ont également été questionnés sur le renoncement des mesures visant à maintenir les patients en vie. Cette forme d'euthanasie est considérée en Suisse comme passive et est donc tolérée, même si elle implique l'intervention directe d'un médecin.
Le sondage représentatif réalisé auprès de 1500 personnes montre par ailleurs que la population ne veut pas accorder une aide au suicide à des malades psychiques ou à des personnes âgées fatiguées de la vie mais encore en bonne santé. En outre, seuls 36% des sondés affirment qu'ils pourraient recourir à une organisation d'aide au suicide.
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