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La patrouilleuse scolaire venait de faire traverser des enfants près du Pavillon scolaire du Fossau à Vouvry. Alors qu’elle revenait sur le trottoir, une voiture l’a happée vers les 13 h 10. La patrouilleuse a été heurtée par l’avant-gauche du véhicule, elle a rebondi sur le pare-brise avant d’être traînée sur une vingtaine de mètres.
Une tierce personne a réussi à faire stopper le véhicule. Sa conductrice n’avait rien remarqué. Pour cause, son taux d’alcoolémie était de 2,3 pour mille. Sous le choc et blessée à la tête, la patrouilleuse a rapidement été acheminée à l’hôpital de Monthey. La conductrice, une Suissesse âgée de 54 ans, devra répondre de ses actes devant la justice. «Un état d’ivresse qualifiée, près d’une école primaire, en pleine campagne de prévention pour la rentrée, c’est vraiment tout ce qu’il ne faut pas faire ! », s’exclame Jean-Marie Bornet, chef information et prévention de la police cantonale valaisanne.
Cet accident n’étonne pas ce parent d’élève qui véhicule quotidiennement ses enfants au Pavillon scolaire. « C’est une route dangereuse, estime-t-il. A plusieurs reprises, j’ai vu des accidents évités de justesse. Cela me révolte car je savais que cela allait arriver un jour… »
Le directeur des écoles enfantines et primaires, Alexandre Hasler, abonde dans ce sens. Les événements ont d’ailleurs conduit à une cellule de crise à Vouvry car beaucoup d’enfants ont été choqués par ce qu’ils ont vu. « C’est toute la problématique d’une localité comme la nôtre qui est traversée par une route cantonale où la vitesse est limitée à 50 km/h. Il y a beaucoup de poids lourds qui passent. » Des mesures de sécurité «classiques » ont été mises en place. Il y a les patrouilleurs du TCS, adultes ou jeunes. Les passages sont ainsi surveillés. Les polices communales ou cantonales effectuent régulièrement des rondes.
« C’est vrai, on les voit deux à trois fois par semaine, mais cela ne suffit pas », poursuit notre père, qui a deux enfants scolarisés au Fosseau. Lui et d’autres parents préconisent depuis longtemps de mettre un panneau « Attention radar » ou de limiter la vitesse à 30 km/h aux heures de sorties d’école. « On s’est posé plein de questions, s’il fallait aussi mettre des feux rouges. J’espère que l’accident de ce lundi va inciter nos autorités à se motiver pour agir », souligne Alexandre Hasler
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