09/09/2010
Greenpeace demande que la Suisse cesse son commerce d'uranium avec la Russie
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Greenpeace exige que les centrales nucléaires suisses cessent le commerce d’uranium avec la Russie. Celui qu’ils utilisent provient en partie de l’usine de retraitement de Mayak, un des lieux les plus irradiés de la planète.

Les exploitants des centrales nucléaires de Gözgen (SO) et de Beznau (AG) ont confirmé pour la première fois mercredi lors de l’émission «Rundschau» sur les chaînes alémaniques que leur combustible contient en partie de l’uranium retraité en provenance de l’usine de Mayak, dans la région de l’Oural.

Ce lieu est considéré comme le plus irradié de la planète après Tchernobyl en raison de l’explosion d’une cuve de plutonium dans les années 50. Selon Greenpeace, des effluents radioactifs sont actuellement directement déversés dans la rivière Tetcha tandis que des liquides radioactifs sont stockés en plein air sans surveillance particulière.

«On sait maintenant qu’une partie de notre combustible vient de cette usine en toute connaissance de cause. C’est scandaleux», a dit jeudi le porte-parole de Greenpeace suisse, Nicolas de Roten. «Le courant nucléaire suisse est un courant sale, il faut que les responsables jouent la transparence», a-t-il ajouté.

En plus de la cessation des relations commerciales avec les entreprises d’Etat russes, Greenpeace appelle, dans un communiqué paru jeudi, les exploitants de centrales nucléaires suisses à cesser les campagnes publicitaires «qui parlent de courant nucléaire propre».

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