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L’internement à durée indéterminée conduit à une impasse, affirment les défenseurs des droits des prisonniers. Trois situations similaires à celles de Skander Vogt sont qualifiées de «hautement explosives». Condamné en 1995 à 9 mois de prison, le premier cas est toujours interné. Son incompréhension face à la durée de son enfermement comparée à la longueur de sa peine de base le font se révolter. Il est détenu depuis 2008 en isolement, a précisé, lors d'une conférence de presse, Patricia Lin, ancienne assistante sociale à la prison de Bochuz. Le fait de ne pas avoir de date de sortie fixe conduit les détenus internés au désespoir et à des comportements de révolte. «Dans une logique perverse», la dangerosité de ces détenus est ensuite surévaluée par les services pénitentiaires, ce qui conduit à leur maintien en détention, explique Mme Lin. Le deuxième cas est celui d’un homme détenu en isolement à la prison de Bochuz, dans une cellule voisine de celle où Skander Vogt est décédé. Il avait été initialement condamné il y a cinq ans à 16 mois pour voies de faits et injures contre un policier, a indiqué Patrick Hertzig, de la Ligue suisse des droits de l’Homme (LSDH). Le dernier cas évoqué jeudi concerne un homme condamné à 6 mois de prison, enfermé depuis 10 ans. Ce détenu ne bénéficie d’aucun suivi psychiatrique, des neuroleptiques lui sont injectés de force, dénonce M. Hertzig. Les défenseurs des droits humains condamnent avec vigueur toute médication forcée.
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