Actualite 23/11/2010
La grande majorité des étudiants a un petit job à côté
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Trois quarts des étudiants exercent une activité rémunérée à côté de leur formation, a indiqué mardi l’Office fédéral de la statistique (OFS). Les études restent financées par les parents pour la plus grande partie.



L’apport financier des parents procure en moyenne 55% des ressources des étudiants et les activités rémunérées 36%, précise l’OFS. Seuls 16% des étudiants bénéficient de subsides de formation. Ces résultats proviennent de l’enquête 2009 sur la situation sociale et économique des étudiants.

Dans les Hautes écoles universitaires, la proportion d’étudiants qui exercent une activité rémunérée a baissé à 75% en 2009, contre 78% en 2005. Les étudiants de moins de 25 ans sont particulièrement concernés. Selon l’OFS, il est encore trop tôt pour déterminer si ce recul est dû à la réforme de Bologne, qui rend les cursus d’études plus rigides, ou à la situation économique peu favorable aux petits jobs.

Dans les Haute école spécialisée (HES), le pourcentage d’étudiants qui travaillent à côté des cours est resté stable. Les étudiants HES qui effectuent une formation en cours d’emploi ne sont pas pris en compte.

Moins d’argent à disposition

En 2009, les étudiants qui assumaient le coût d’un logement disposaient de 1870 francs par mois en moyenne. Le budget mensuel de ceux qui vivaient encore chez leurs parents était de 1210 francs. Dans les deux cas, il a diminué d’environ 100 francs par rapport à 2005.

Cette baisse s’est répercutée sur les dépenses dans les loisirs, en recul de plus d’un tiers. Les autres dépenses sont restées stables. Inégalités sociales

L’apport financier des parents varie selon l’origine sociale. Il passe de 61% pour les étudiants dont un parent au moins est diplômé d’une haute école à 44% pour ceux dont les parents n’ont achevé aucune formation post-obligatoire.

Les parents des étudiants universitaires ont un niveau de formation plus élevé que la moyenne, alors que ceux des étudiants en HES sont proches de l’ensemble de la population, a indiqué à l’ATS Laurence Boegli, de l’OFS. Dans les Hautes écoles universitaires, près d’une personne sur deux a un parent diplômé d’une haute école. Cette proportion est de moins d’un tiers dans les HES. Elle tombe même à 22% parmi les personnes qui accomplissent des études en cours d’emploi.

Pour l’Union des Etudiants de Suisse (UNES), l’étude publiée mardi révèle de «grandes inégalités dans l’accès à l’enseignement supérieur». Elle dénonce l’avantage dont bénéficient les «étudiants issus des classes privilégiées».

L’UNES répète l’importance des subsides de formation pour lutter contre les inégalités sociales. Elle a lancé en juillet 2010 une initiative pour harmoniser les bourses d’études entre cantons et garantir un «standard minimal». L’Union des étudiants a jusqu’au 20 janvier 2012 pour récolter les 100’000 signatures requises.

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