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National 25/11/2010
L'inspection du Réseau Santé Valais serait biaisée
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Le médecin cantonal Georges Dupuis, qui coordonne l’audit, est, pour certains, à l’origine des dysfonctionnements de l’institut.
L’audit du Réseau Santé Valais (RSV) doit permettre d’identifier les dysfonctionnements de l’institut. Or ce dernier est très critiqué, relevait récemment la Radio suisse romande. Une des raisons est le rôle de coordinateur qu’occupe le médecin cantonal Georges Dupuis. Jean-Claude Pont a écrit avec l’ancien conseiller d’Etat Serge Sierro trois rapports critiques sur le RSV ce printemps. «Il n’est pas admissible que le cahier des charges soit établi par une personne qui apparaît à beaucoup comme étant au centre des dysfonctionnements, affirme-t-il. Par ailleurs, c’est cette même personne qui reçoit, oriente et pilote les auditeurs.» L’audit a été commandité par le Conseil d’Etat valaisan. Estimé à plus de 1 million de francs, il est réalisé par la Fédération hospitalière de France (FHF). «Cet audit, c’est nous qui l’avons demandé, déclare Jean-Claude Pont. Le conseiller d’Etat Maurice Tornay l’a combattu, le président du conseil d’administration du RSV Raymond Pernet a déclaré au mois d’avril que ce serait une pure perte de temps. Puis le RSV l’a récupéré à son profit, disant qu’il le souhaitait depuis longtemps.» Si la tenue de l’audit n’est pas remise en cause, c’est la manière dont il se déroule qui pose des questions. Jean-Claude Pont a obtenu des renseignements sur les connaissances des auditeurs. «Ils sont certainement intègres et compétents, mais ils ont des informations biaisées et incomplètes. Dans une telle situation, comment faire apparaître la vérité?» Auditions refusées Autre élément: le choix des personnes auditées. «J’ai dit aux personnes du FHF que je trouvais bizarre que certaines personnes aient vu leur demande d’audition refusée», déclare un proche du gouvernement. «Ils m’ont répondu: «Vous savez, on nous donne plutôt des listes de gens à ne pas auditionner!» Un ancien médecin du RSV confirme: «Ma demande d’audition et celle d’un collègue ont été refusées.» Une rencontre avec Jean-Claude Pont n’était pas non plus, dans un premier lieu, dans les plans des auditeurs. Cela peut surprendre quand on sait que l’homme a une grande connaissance du dossier. «Quand j’ai vu la façon dont l’audit était mené, j’ai su que cela allait à la catastrophe, déclare-t-il. J’ai donc écrit une lettre au gouvernement valaisan fin octobre pour attirer son attention sur cette dérive. Puis j’ai demandé à être entendu et le conseiller d’Etat Maurice Tornay a accepté.» Son audition a permis, selon lui, d’ouvrir les yeux aux auditeurs. Pour Marc-Henri Gauchat, président de la Société médicale du Valais, «il faut clairement distinguer la problématique du RSV et la polémique concernant M. Dupuis: pour cette dernière, j’y vois plutôt un règlement de comptes personnel. Le médecin cantonal n’a pas grand-chose à voir avec le RSV. Selon mes informations, ajoute-t-il, l’audit se déroule sereinement.» Pour le médecin, «les auditeurs peuvent demander à auditer qui ils veulent». Ni le chef du Département de la santé, Maurice Tornay, ni le médecin cantonal Georges Dupuis n’ont répondu, hier, à nos sollicitations. |
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