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Elle l’a quitté, il n’a pas supporté, il l’a poignardée. Marie, 19 ans, est morte mercredi. Son ex-petit ami, 19 ans lui aussi, a été arrêté hier.
Paul*, qui avait vu Marie et son petit copain à trois reprises, se souvient d’un garçon «très sympa, sociable et qui parlait un peu français». Un garçon sympa qui a commis l’irréparable mercredi après-midi à Peseux (NE): il a tué Marie, 19 ans, qui avait mis un terme à leur relation quelques jours plus tôt. Le lendemain du drame, hier matin donc, le présumé meurtrier, lui aussi 19 ans, a été arrêté par la police à Granges (SO). Devant le juge, il a reconnu les faits.
«Une fille pleine de vie»
Comme révélé hier par «Le Matin», c’est donc bien en raison d’une peine de cœur que le jeune homme est passé à l’acte. «Il est sorti quelques mois avec Marie. Lorsqu’elle l’a quitté, il lui a envoyé des messages peu rassurants, croit savoir la mère d’une amie de la victime. Marie, qui était une fille adorable, pleine de vie, a été sensible à sa détresse, et a accepté de le revoir pour avoir une discussion.»
Lorsque le petit ami éconduit et Marie se sont retrouvés dans la maison de cette dernière, mercredi, était-ce pour avoir cette fameuse discussion? Nous ne le savons pas. Le fait est que cet après-midi-là, le jeune Soleurois a poignardé Marie à son domicile de Peseux. Il était venu avec un couteau, qu’il a jeté tout près de la maison de la victime après avoir commis son forfait. Vers 15 h 30, la police recevait un appel du père de Marie: il venait de découvrir sa fille, morte.
Rapidement soupçonné
«Les soupçons ont rapidement porté sur l’ex-petit ami de la victime», précise le juge d’instruction Daniel Hirsch. Un suspect difficile à localiser. «La police cantonale neuchâteloise, qui a pu compter sur la collaboration de celle du canton de Soleure, a donc travaillé la majeure partie de la nuit pour le retrouver.»
Un travail qui a porté ses fruits. Hier, peu après 8 h 30, le suspect était cueilli au domicile d’un de ses copains, à Granges. «Il n’a pas opposé de résistance. Les policiers ne lui en ont pas vraiment laissé le temps, précise le juge Hirsch. Cet homme, qui n’était pas connu des services de police, a reconnu les faits et indiqué où se trouvait l’arme du crime.»
Hier après-midi, de nombreuses personnes ont déposé des fleurs devant la maison de Marie, une résidence qui faisait toujours l’objet d’investigations de la part de la police scientifique. «Dors avec les anges, Marie», a-t-on pu lire sur un petit ange posé devant la maison.
Sur Facebook, les amis de la défunte ont aussi tenu à lui rendre hommage. «Marie, j’aurai toujours une pensée pour toi. Tu es une fille incroyablement gentille, tu ne méritais pas ça. Je t’aime. Repose en paix», écrit une de ses amies. «Je ne comprends pas et je ne comprendrai jamais», dit une autre.
«Ce qu’il y a de plus révoltant, c’est que ce drame touche une fille douce, fraîche, délicate» confie, avec une émotion non cachée, une femme venue déposer des fleurs devant la maison de Marie. Une jeune fille qui était en troisième et dernière année de diplôme au Lycée Jean Piaget. «Marie devait passer ses examens dans six mois, confirme le directeur, Mario Castioni. Cette élève avait connu un parcours sans histoire. Elle n’avait pas de problèmes. Nous sommes sous le choc. Toute l’école est sous le choc.»
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