National 30/11/2010
Braquage de Thônex: les voleurs auraient déjà sévi
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La bande qui a plastiqué le bureau de change à Thônex (GE) pourrait être la même que celle qui avait tenté de dévaliser une banque de Plan-les-Ouates (GE) en janvier.



Le braquage du bureau de change à Thônex (GE) vendredi dernier ressemble en de nombreux points à celui perpétré le 26 janvier de cette année dans une autre partie du canton, à Plan-les-Ouates. La Banque Migros avait alors été également plastiquée, mais la tentative avait échoué, ne provoquant que deux trous de la taille d’un pamplemousse dans la vitre blindée du bureau de change, un échec probablement dû à une mauvaise utilisation du matériel.

Technique inconnue à Lyon

Vendredi dernier en revanche, la quantité d’explosifs était telle que non seulement la vitre du change Migros de Thônex a été détruite, mais les devantures des commerçants adjacents ont également été soufflées. «Ils ont manifestement un peu mieux disposé des charges. Mais on ne peut pas non plus parler d’utilisation professionnelle, puisque le souffle a déclenché les airbags de la voiture des malfaiteurs garée à proximité», glisse un policier. S’agirait-il de la même bande, les cinq auteurs du braquage avorté de janvier n’ayant jamais été arrêtés? Selon Michel Neyret, directeur adjoint de la police judiciaire de Lyon, l’hypothèse est clairement envisagée: «Il est sûr que le mode opératoire autorise à faire des rapprochements.» Il confirme que le malfrat arrêté vendredi, après avoir tenté de fuir quelques centaines de mètres en réquisitionnant la voiture d’une passante, est connu de ses services. «Il fait en effet partie de l’environnement de gens interpellés pour des braquages de bijouteries dans la région.» L’homme, originaire de la région lyonnaise et âgé d’environ 25 ans, s’est vraisemblablement muré dans son silence depuis son arrestation. Une attitude qui n’étonne pas l’inspecteur: «C’est leur méthode de fonctionnement. Ils s’enferment systématiquement dans leur mutisme», poursuit Michel Neyret.

Quant à l’explosif utilisé, il serait en cours d’analyse. Impossible donc pour le moment de savoir s’il s’agit de matériel d’origine militaire ou industrielle. Etonnamment, le braquage à l’explosif n’est pas une technique connue des services de police lyonnais: «Nous n’avons pas eu de plastiquage dans notre région. J’ignore pourquoi cela a été utilisé à Genève», poursuit le directeur adjoint de la PJ de Lyon. Les fusils d’assaut, en revanche, comme ceux dont les malfrats ont fait usage vendredi, sont monnaie courante, même si leur possession est strictement interdite en France. «Il arrive d’ailleurs que les armes retrouvées proviennent de cambriolages effectués en Suisse, même si la filière la plus classique reste l’ex-Yougoslavie», relève notre interlocuteur.

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