Notice: Undefined index: diario_lector_id in /var/www/diarios_v2/index.php on line 303 Jean-Louis Murat seul en scène, c'est l'Amérique - Noticia - - Suisse Hebdo - Francophone
Jean-Louis Murat vient de lancer sa nouvelle tournée, lors de laquelle il se produit seul à la guitare et à l'harmonica, une formule intimiste qui souligne la parenté de sa musique avec le folk ou le blues américains.Après deux spectacles à Bourgoin-Jallieu (Isère) et Saint-Germain-en-Laye, Murat, 56 ans, s'est installé mercredi à l'Européen à Paris, où il restera jusqu'à dimanche (complet tous les soirs). Dix concerts sont ensuite prévus, huit en province et deux en Belgique, du 11 octobre au 21 novembre (dates sur www.jlmurat.com).Lors de ses précédents passages sur scène, il était accompagné de son groupe dans une électricité rock qui rappelait le Crazy Horse de Neil Young. Cette fois-ci, c'est au versant acoustique de l'oeuvre du Canadien ou à Bob Dylan qu'on pense en voyant Murat seul en scène, avec sa guitare douze cordes (la même pendant tout le concert) et deux harmonicas.L'essentiel de ce très beau tour de chant est consacré à son dernier album, le neuvième en sept ans. Paru en mars, le superbe "Tristan" (une référence à Tristan et Iseut), sur lequel Murat joue de tous les instruments, est une méditation sur le désir amoureux.Le chanteur a beau écrire le français d'une manière littéraire, poétique et follement élégante qui n'appartient qu'à lui, ses racines musicales sont anglo-saxonnes, ce qui saute aux oreilles dans cette formule solo.
La plupart des chansons sont jouées dans des versions folk languides, comme les magnifiques "Mousse noire", "L'hermine" ou "Les voyageurs perdus".
Mais par moments, Murat s'enflamme sur des blues déconstruits dont la transe rappelle un peu l'album "Live at Sin-é" de Jeff Buckley: ce style convient à merveille à des titres comme "Caillou" (tiré de l'album "Taormina") ou le foudroyant "Les jours du jaguar" (sur l'album "Lilith"), qu'il enchaîne pendant le rappel à un inédit, "Comme un incendie".
Pendant le spectacle, il met son esprit caustique dans sa poche et ne s'adresse que peu à son public d'inconditionnels, à l'exception de quelques saillies ("Même moi je me file le bourdon!").
Après ces concerts en solo, Murat présentera "Tristan" accompagné de son groupe lors d'une nouvelle tournée à partir de mars.