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Le smartphone permet de réduire les coûts de la santé

26-09-2017
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Suisse Avec un itinéraire santé numérisé, des téléphones portables, des apps appropriées et le dossier électronique du patient, plus d'un milliard de francs par an pourraient être économisés. Plus...
Par Philippe Rodrik Mis à jour à 14h43
Coup d'envoi du dossier électronique du patient
Le dossier électronique du patient se concrétise
C’est bien connu, les coûts de la santé augmentent à un rythme effroyable en Suisse. Ils ont ainsi doublé depuis 1995, selon l’Office fédéral de la statistique. Le Département fédéral de l’intérieur nous promet en plus une grosse surprise imminente à propos des primes de caisses maladie de l’an prochain. Mais la numérisation progresse à grands pas dans le pays. Et celle-ci apporte de nouvelles perspectives d’économie. Cette tendance est particulièrement favorisée par le succès des wearables (appareils et technologies portées sur soi dans des déplacements). A ce titre, le nombre d’utilisateurs de smartphones augmente chaque année de quelque 10 points de pourcentage dans la patrie de Guillaume Tell. A cela s’ajoute la toute nouvelle loi sur le dossier électronique du patient. Dans ce contexte, des centaines de millions de francs, voire plus de 1,5 milliard pourraient être économisés chaque année dans la santé.

Michael Herzog, responsable du secteur santé de KPMG Suisse, fonde en partie ces estimations sur une association du smartphone au futur dossier électronique du patient: «Cela représente en effet un point de départ efficace pour des économies de coûts.» L’expert fournit d’ailleurs une analyse concrète et détaillée du potentiel d’économie évalué.

Parfois même par la pose

L’itinéraire santé traditionnel du patient est marqué par une multitude de contacts avec les prestataires de soins et leurs auxiliaires. Tout commence souvent par la fixation d’un rendez-vous par téléphone. Cette communication est suivie de l’échange de documents sur les antécédents médicaux par e-mail, par fax ou même parfois par la poste. Avec un itinéraire santé numérisé, donc relayé par la Toile, tout change!

«Les «wearables» et les apps santé peuvent ainsi surveiller en permanence les fonctions vitales du patient et les transmettre directement au médecin pour examen», relève Michael Herzog. Dans ce contexte, les prestataires télémédicaux en viendront à endosser la fonction de premier interlocuteur pour les questions ou problèmes médicaux. Avec l’itinéraire santé numérisé du patient, ce dernier serait toujours en mesure de solliciter un rendez-vous chez le médecin avec son smartphone. Et cela même en dehors des heures d’ouverture des cabinets.

Dossier électronique régit par la LDEP

Les échanges de données médicales de patients redoubleront alors d’efficacité. Elles pourront être enregistrées, téléchargées et consultées à un niveau centralisé, via le dossier électronique du patient. Rappelons que les Chambres fédérales ont approuvé la loi sur le dossier électronique du patient (LDEP) en juin 2015. Celle-ci est entrée en force il y a six mois. Cette disposition régit les conditions du traitement central électronique des données sensibles de chaque patient. Ainsi les professionnels de la santé peuvent-ils accéder aux données de patients déjà saisies antérieurement par des tiers, lorsqu’elles sont pertinentes pour chaque traitement.

Le législateur et l’administration fédérale se sont montrés transparents. L’avantage d’un dossier électronique du patient n’apparaît en fait qu’en cas de consultations répétées des prestataires. Cette nouveauté prend dès lors une importance toute particulière pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Cette réalité n’en diminue pas pour autant les vertus économiques de l’itinéraire santé numérisé. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) s’attendent à des réductions de coûts potentielles de plus de plus 1,6 milliard de francs avec l’introduction du dossier électronique du patient.

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